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Lapin, cobaye, furet : adopter un NAC de façon responsable

Lapin, cobaye, furet : adopter un NAC de façon responsable

On les appelle NAC, pour « nouveaux animaux de compagnie ». Lapins, cobayes et furets séduisent par leur petite taille et leur bouille attachante, et ils sont souvent choisis pour les enfants. C’est pourtant là que naissent bien des malentendus : ces animaux ont des besoins précis, parfois exigeants, et vivent plusieurs années. Avant d’adopter, voici l’essentiel à connaître.

Des animaux à part entière, pas des « petits » animaux

L’idée qu’un lapin ou un cobaye se contente d’une petite cage dans un coin du salon est tenace. Elle est aussi à l’origine de beaucoup d’ennui, de troubles du comportement et de problèmes de santé. Ces animaux ont besoin d’espace pour bouger, d’interactions, d’une alimentation adaptée et de soins vétérinaires assurés par un praticien qui connaît leur espèce, ce qui n’est pas le cas de tous les cabinets.

Lire également : Certificat d'engagement et de connaissance : l'essentiel avant d'adopter

Ils ne sont pas non plus des jouets pour enfants. Un enfant peut participer aux soins et nouer une belle relation avec eux, mais la responsabilité doit rester celle d’un adulte. Lapins et cobayes, en particulier, sont des animaux proies qui supportent souvent mal d’être portés et peuvent se blesser gravement en cas de chute.

Pensez aussi aux refuges et associations : beaucoup accueillent des NAC abandonnés et les proposent à l’adoption, avec des conseils adaptés.

A lire en complément : Adopter un chien en refuge : les étapes, du premier contact à la maison

Le lapin : un animal social qui a besoin de place

Le lapin domestique vit souvent huit à dix ans, parfois davantage. C’est un animal sociable, qui s’épanouit généralement mieux avec un congénère, à condition que les deux soient stérilisés et présentés progressivement.

  • Espace : il a besoin de courir, de sauter et de se dresser. Un enclos spacieux ou une pièce sécurisée vaut mieux qu’une cage, avec des moments de liberté surveillée. Attention aux fils électriques, qu’il adore ronger.
  • Alimentation : le foin à volonté en est la base. Il complète par des légumes et herbes fraîches adaptés, et une petite quantité d’aliment spécifique. Ses dents poussent en continu et s’usent grâce à la mastication du foin.
  • Santé : la vaccination contre la myxomatose et la maladie hémorragique virale du lapin est recommandée, y compris pour un lapin vivant en intérieur. Parlez-en à votre vétérinaire.

Depuis le 1er octobre 2022, l’acquisition d’un lapin, gratuite ou payante, impose de signer un certificat d’engagement et de connaissance, puis de respecter un délai d’au moins sept jours avant de récupérer l’animal.

Le cobaye : jamais seul

Le cobaye, ou cochon d’Inde, vit en général cinq à huit ans. C’est un animal grégaire : il ne devrait pas vivre seul. Adoptez-le au moins par deux, en évitant les naissances non désirées (deux femelles, ou un mâle castré avec une ou plusieurs femelles, par exemple). Votre vétérinaire ou l’association pourra vous orienter.

  • Alimentation : comme le lapin, il a besoin de foin à volonté. Particularité importante, il ne produit pas lui-même de vitamine C et doit la trouver dans son alimentation, notamment grâce à des légumes frais adaptés. Une carence peut le rendre gravement malade.
  • Espace et habitat : un enclos assez grand pour qu’il circule, avec des cachettes, car il a besoin de se mettre à l’abri pour se sentir en sécurité.
  • Communication : le cobaye est bavard. Ses petits cris et sifflements font partie de son quotidien et témoignent souvent de son attente lorsqu’il entend arriver ses repas.

Le cobaye ne fait pas partie des espèces pour lesquelles un certificat d’engagement est exigé. Les mêmes questions méritent pourtant d’être posées avant de l’accueillir.

Le furet : un carnivore plein d’énergie

Le furet vit souvent entre six et dix ans. Curieux, joueur et très actif lors de ses phases d’éveil, il dort aussi une grande partie de la journée. C’est un animal qui demande du temps et une vraie organisation.

  • Alimentation : c’est un carnivore strict. Son alimentation doit être riche en protéines animales ; les aliments pour lapins ou rongeurs ne lui conviennent pas.
  • Sorties quotidiennes : il a besoin de plusieurs heures hors de sa cage chaque jour, dans un espace soigneusement sécurisé. Il se faufile partout.
  • Santé : la vaccination contre la maladie de Carré est recommandée. La stérilisation est un sujet à aborder tôt avec le vétérinaire, notamment pour les femelles, chez qui des chaleurs prolongées peuvent entraîner de graves problèmes de santé.
  • Odeur : le furet a une odeur naturelle, plus marquée chez les animaux non stérilisés. C’est un point à connaître avant de se lancer.

Côté réglementation, le furet est un carnivore domestique : comme le chien et le chat, il doit être identifié (par puce électronique) lors d’une cession, et le changement de détenteur est enregistré auprès d’I-CAD. Son acquisition nécessite également un certificat d’engagement et de connaissance et le respect du délai de sept jours.

Avant d’adopter un NAC : repérez un vétérinaire qui soigne cette espèce près de chez vous, prévoyez qui s’en occupera pendant vos vacances (toutes les pensions n’accueillent pas les NAC), et renseignez-vous sur le coût réel du matériel, de l’alimentation et des soins sur toute sa vie.

Les bonnes questions à se poser

Chez Animal Plus, nous invitons chaque futur adoptant à répondre honnêtement à quelques questions :

  1. Ai-je la place pour un enclos spacieux, ou une pièce que je peux sécuriser ?
  2. Suis-je prêt à accueillir deux animaux plutôt qu’un, pour les espèces sociables ?
  3. Qui s’occupera des soins quotidiens, dans la durée, et pas seulement les premières semaines ?
  4. Ai-je un vétérinaire compétent à proximité et le budget pour des soins parfois coûteux ?
  5. Mes autres animaux sont-ils compatibles ? Un chien ou un chat peut représenter un danger pour un lapin ou un cobaye.

Bien choisir, pour longtemps

Lapin, cobaye et furet peuvent être de merveilleux compagnons, à condition de respecter ce qu’ils sont : un animal social et herbivore pour les deux premiers, un petit carnivore espiègle pour le troisième. Prendre le temps de se renseigner, privilégier l’adoption auprès d’un refuge ou d’une association, et préparer leur arrivée, c’est la meilleure façon d’éviter qu’ils ne rejoignent un jour la longue liste des NAC abandonnés.

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